Archive pour octobre 2010

Réflexions sur le prix des applications iPhone / iPad

29 octobre 2010

Au gré de nos rencontres professionnelles, nous sommes parfois confrontés à des clients qui ne comprennent pas pourquoi le prix des applications natives iPhone / iPad est relativement élevé et qui ont du mal à percevoir leur valeur ajoutée par rapport à  des versions de sites internet mobiles (webapp) qui semblent offrir une qualité peu ou prou équivalente. Nous proposons ici quelques pistes de réflexion pour tenter d’expliquer ce qui rentre en jeu dans le cadre d’un développement d’applications natives.

Le premier niveau de réponse que nous apportons à ces personnes est assez simple : Webapps et applications natives ne font pas la même chose. Alors qu’une webapp joue principalement sur l’apparence du site, en modifiant le CSS de façon plus ou moins élaborée, l’application native fait beaucoup plus : consultation offline des contenus, possibilité de les ajouter en favoris, sauvegarde de la batterie, ergonomie en parfaite adéquation avec le termnial, envoi de notifications en push etc…

Bien sûr, une webapp peut faire plus que de la modification d’affichage, mais dans ce cas,  elle ne coutera pas zéro euros : loin de là.

Plus globalement eu au delà des seules performances techniques, il convient d’expliquer ce que le client paye globalement lorsqu’il commande une application iPhone / iPad.

Le travail de conception

Développer une application native ne consiste pas à transposer un site internet existant sur un terminal mobile mais à mener une réflexion à part entière sur ce qu’il faut prendre de ce site internet pour l’optimiser en situation de mobilité. Ceci passe par une refonte en profondeur de la charte de navigation, l’implémentation de fonctionnalités qui apportent de la valeur (surf offline, géolocalisation poussée, données envoyées en push…). Ce travail de conception peut s’avérer assez long mais il est le garant d’un résultat de qualité, parfaitement adapté au terminal.

Ce travail peut bien sur s’accompagner d’un travail de refonte graphique : icônes personnalisées, couleurs d’interface etc…

La compétence technique :

Le codage d’une application se fait à partir du SDK Apple, en utilisant le langage Obective-C. Si votre petit cousin ou un ami féru d’informatique pouvait vous aider à monter une page HTML, la donne est ici un peu différente : c’est un véritable travail de développeur, donc la qualité est validée par les équipes Apple.

Une application native peut également nécessiter des développements spécifiques comme par exemple la création de web services pour récupérer et afficher instantanément  les contenus d’une base de données.

Notons également qu’il faut une licence développeur pour pouvoir soumettre des applications auprès d’Apple et tout le monde ne l’a pas.

Parlons argent :

Comme on le constate et s’il on veut faire les choses bien, développer une application native de qualité requiert des compétences en développement et en conception poussées impliquant des intervenants qualifiés venant d’horizons variés.

Il en résulte que le prix d’entrée pour une application sur mesure iPhone / iPad se situe aux alentours de 15 000 euros, pas moins. Cela peut paraître cher, mais c’est là le prix d’un dispositif multimédia tirant pleinement potentiel des terminaux mobiles Apple, ce qu’une web app ne fait pas à l’heure actuelle.

S’il on part sur une base d’application déjà industrialisée (comme pour notre offre Web2App), on se situera sur un prix d’entrée à 2500 euros.

Conclusion :

Comme nous le répétons assez souvent, la réalisation d’une application native constitue un investissement financier qui n’est pas anodin mais qui rapporte beaucoup, en terme de services rendus, de possibilités de monétisation ou encore d’image de marque : n’oublions pas que la mise à disposition d’une application sur l’AppStore constitue une moyen efficace de gagner en visibilité et, pour l’utilisateur, c’est un moyen extrêmement simple de récupérer un programme.

Pour finir, il est bon de rappeler que l’on ne crée pas de valeur avec rien et que le pré requis à un retour sur investissement est…un investissement. Alors autant miser sur des dispositifs qui marchent, à savoir des applications natives plutôt que des sites web en apparence moins cher mais qui risquent de ne pas apporter l’expérience utilisateur attendue.

N’hésitez pas à nous faire part de votre propre point de vue dans les commentaires.

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Blackberry – iPhone : le coût total d’utilisation en entreprise

20 octobre 2010

Après avoir consacré une série de billets au déploiement « technique » de l’iPhone en entreprise et son positionnement face à la concurrence, BlackBerry en tête, nous nous intéressons aujourd’hui à des aspects plus financiers pour tenter de mettre en place une base de comparaison que nous espérons utile pour une entreprise ayant en projet de déployer une flotte de Smartphones.

Nous avons décidé de ne pas publier intégralement notre réflexion sur le sujet, pour des raisons évidentes de longueur. Nous vous faisons donc part de l’essence de notre recherche : les tableaux comparatifs. Nous sommes bien évidemment prêts à répondre à toutes vos questions dans les commentaires.

Il est important de noter que les chiffres que nous vous présentons sont tirés des offres vendeurs, sans négociations préalables avec ces derniers.

Éléments méthodologiques de base :

La tâche n’est pas aussi aisée que l’on pourrait le penser : un grand nombre de paramètres rentrent en ligne de compte pour tenter de calculer un coût total d’utilisation et il peut s’avérer impossible d’obtenir certaines données récentes ayant, par exemple, trait à solidité des terminaux.

En nous basant sur les bonnes pratiques méthodologiques et notre propre connaissance du  marché,  nous avons retenu les critères suivants pour analyser ce fameux « coût total d’utilisation » .

- Prix du terminal

- Forfaits disponibles

- Maintenance

- Solutions techniques annexes à mettre en place pour gérer la flotte  de terminaux (serveurs, solution de mobile device management)

- Ampleur  du déploiement : nombre de terminaux mis à disposition

Nous n’avons pas pris en compte les aspects liés à la casse matérielle et au plantage hardware. Les chiffres à notre disposition datant de 2008il est évident que les choses ont grandement évoluées depuis et que nous ne pouvions pas les considérer comme des sources fiables. Les recherches connexes que nous avons menées tendent à démontrer que le critère de fiabilité n’est pas différenciateur : iPhone et BlackBerry semblant faire jeu égal dans ce domaine.

Nous vous livrons ici les tableaux de synthèse que nous avons élaborés concernant des scenarios de déploiement suivis d’une synthèse : les prix s’entendent HT.

Déploiement de 50 BlackBerry

50 BlackBerry, BES express et BES

Déploiement de 2000 BlackBerry

Déploiement de 50 iPhone

Déploiement de 2000 iPhone

Synthèse BlackBerry - iPhone

Synthèse et conclusions:

Comme on peut le constater dans le dernier tableau, le BlackBerry est très légèrement moins cher que l’iPhone mais globalement, les deux solutions se tiennent dans un mouchoir de poche. (Il faut néanmoins insister sur le fait qu’en fonction de la configuration spécifique du SI d’une entreprise, des coûts cachés supplémentaires peuvent surgir et notre analyse ne peut les déceler : c’est en tout cas un point clé à prendre en compte en phase d’analyse.)

Il est important de constater que l’on a en fait deux logiques de l’intégration qui s’opposent : BlackBerry vient se greffer sur une architecture supposée déjà existante en entreprise (exchange, sql server) alors que l’iPhone s’affranchit de ces « contraintes » en proposant une gestion totalement prise en charge par des outils tiers de Mobile Device Management.

Il semble donc difficile pour une entreprise de faire un choix en se limitant au seul aspect financier, puisque les différences en la matière sont ténues et une étude préalable à une déploiement devra donc surtout s’intéresser aux usages qui seront fait des terminaux et des services à rendre aux collaborateurs : s’il s’agit de mettre à disposition des applications métiers développées sur mesure, il ne faudra pas hésiter à se tourner vers l’iPhone qui permet une grande souplesse de développement pour un coût total d’utilisation guère plus élevé que le BlackBerry.

Tout est finalement question de vision, au delà des simples coûts induits par un déploiement de flottes, il faut surtout penser en terme de services à valeur ajoutée répondant parfaitement aux attentes des utilisateurs et pour cela, l’iPhone nous semble extrêmement bien positionné.

N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions et retours d’expérience de déploiement dans les commentaires.

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iSeeds Software au Colloque du Numérique, le 18 novembre 2010, à Lyon

19 octobre 2010

A noter dans vos tablettes  :

Dominique Gozard, CEO iSeeds Software intervendra  lors du Colloque du Numérique qui se tiendra à Lyon (Gerland) le 18 novembre prochain.

Cette conférence se déroulera de 13h30 à 14h30 et aura pour thème : acheter ou louer ses logiciels : comment choisir ?

Dominique Gozard interviendra sur le cas le cas spécifique des applications développées dans l’ecosysteme APPLE.

Le détail de la conférence se trouve ici

On espère vous voir nombreux à cet évènement qui s’annonce riche en débats et échanges fructueux.