Archive pour le ‘Point de vue’ catégorie

Réflexions sur le prix des applications iPhone / iPad

29 octobre 2010

Au gré de nos rencontres professionnelles, nous sommes parfois confrontés à des clients qui ne comprennent pas pourquoi le prix des applications natives iPhone / iPad est relativement élevé et qui ont du mal à percevoir leur valeur ajoutée par rapport à  des versions de sites internet mobiles (webapp) qui semblent offrir une qualité peu ou prou équivalente. Nous proposons ici quelques pistes de réflexion pour tenter d’expliquer ce qui rentre en jeu dans le cadre d’un développement d’applications natives.

Le premier niveau de réponse que nous apportons à ces personnes est assez simple : Webapps et applications natives ne font pas la même chose. Alors qu’une webapp joue principalement sur l’apparence du site, en modifiant le CSS de façon plus ou moins élaborée, l’application native fait beaucoup plus : consultation offline des contenus, possibilité de les ajouter en favoris, sauvegarde de la batterie, ergonomie en parfaite adéquation avec le termnial, envoi de notifications en push etc…

Bien sûr, une webapp peut faire plus que de la modification d’affichage, mais dans ce cas,  elle ne coutera pas zéro euros : loin de là.

Plus globalement eu au delà des seules performances techniques, il convient d’expliquer ce que le client paye globalement lorsqu’il commande une application iPhone / iPad.

Le travail de conception

Développer une application native ne consiste pas à transposer un site internet existant sur un terminal mobile mais à mener une réflexion à part entière sur ce qu’il faut prendre de ce site internet pour l’optimiser en situation de mobilité. Ceci passe par une refonte en profondeur de la charte de navigation, l’implémentation de fonctionnalités qui apportent de la valeur (surf offline, géolocalisation poussée, données envoyées en push…). Ce travail de conception peut s’avérer assez long mais il est le garant d’un résultat de qualité, parfaitement adapté au terminal.

Ce travail peut bien sur s’accompagner d’un travail de refonte graphique : icônes personnalisées, couleurs d’interface etc…

La compétence technique :

Le codage d’une application se fait à partir du SDK Apple, en utilisant le langage Obective-C. Si votre petit cousin ou un ami féru d’informatique pouvait vous aider à monter une page HTML, la donne est ici un peu différente : c’est un véritable travail de développeur, donc la qualité est validée par les équipes Apple.

Une application native peut également nécessiter des développements spécifiques comme par exemple la création de web services pour récupérer et afficher instantanément  les contenus d’une base de données.

Notons également qu’il faut une licence développeur pour pouvoir soumettre des applications auprès d’Apple et tout le monde ne l’a pas.

Parlons argent :

Comme on le constate et s’il on veut faire les choses bien, développer une application native de qualité requiert des compétences en développement et en conception poussées impliquant des intervenants qualifiés venant d’horizons variés.

Il en résulte que le prix d’entrée pour une application sur mesure iPhone / iPad se situe aux alentours de 15 000 euros, pas moins. Cela peut paraître cher, mais c’est là le prix d’un dispositif multimédia tirant pleinement potentiel des terminaux mobiles Apple, ce qu’une web app ne fait pas à l’heure actuelle.

S’il on part sur une base d’application déjà industrialisée (comme pour notre offre Web2App), on se situera sur un prix d’entrée à 2500 euros.

Conclusion :

Comme nous le répétons assez souvent, la réalisation d’une application native constitue un investissement financier qui n’est pas anodin mais qui rapporte beaucoup, en terme de services rendus, de possibilités de monétisation ou encore d’image de marque : n’oublions pas que la mise à disposition d’une application sur l’AppStore constitue une moyen efficace de gagner en visibilité et, pour l’utilisateur, c’est un moyen extrêmement simple de récupérer un programme.

Pour finir, il est bon de rappeler que l’on ne crée pas de valeur avec rien et que le pré requis à un retour sur investissement est…un investissement. Alors autant miser sur des dispositifs qui marchent, à savoir des applications natives plutôt que des sites web en apparence moins cher mais qui risquent de ne pas apporter l’expérience utilisateur attendue.

N’hésitez pas à nous faire part de votre propre point de vue dans les commentaires.

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iTunes : l’incontournable des projets de déploiement iPhone / iPad

28 septembre 2010

Nous évoquons aujourd’hui un sujet trop souvent passé sous silence: la place d’iTunes en entreprise.

Disons le tout de go, iTunes est un logiciel incontournable puisque qui dit iPhone ou iPad dit forcément iTunes. En effet, la première chose qui vous est demandée lorsque vous sortez l’appareil de son emballage, c’est de le connecter à iTunes pour l’activer.  Que l’on soit dans la sphère personnelle ou professionnelle,  la même règle immuable s’applique.

Si iTunes a été adopté massivement par les particuliers, la donne est un peu différente en entreprises : ces dernières ne voyant pas forcément d’un très bon œil l’obligation d’intégrer ce soft à leur SI : iTunes souffre de cette image de logiciel à visée personnelle et pas  celle d’une application métier méritant d’obtenir une place de choix dans un SI.

Il ne s’agit pas ici d’adopter une posture dogmatique pro ou anti-iTunes mais plutôt d’analyser la situation sous un angle pragmatique et de voir comment intégrer au mieux ce logiciel au sein d’une entreprise désireuse de déployer des flottes iPad / iPhone puisque de toutes façons, on ne peut pas faire autrement.

iTunes en quelques mots :

iTunes est un logiciel développé par Apple permettant d’activer puis de synchroniser des appareils Apple mobiles avec un ordinateur contenant des bibliothèques multimédias (musique, vidéo, sons, calendriers, contacts….).

Il est actuellement disponible en version 10. Sans rentrer dans l’Histoire détaillée du logiciel, on peut affirmer que les dernières versions suivent l’évolution de l’iPhone qui perce massivement le milieu professionnel. De ce fait, iTunes est à présent flexible, simple à configurer et à déployer.

Très concrètement, une entreprise peut déployer d’un seul coup sur l’ensemble des ordinateurs du réseau une configuration qui ne permettrait pas, par exemple, la synchronisation avec la musique, les vidéos mais uniquement avec les calendriers et les contacts.  Il est possible d’imaginer pléthore de scénarios plus ou moins restrictifs reposant sur ce modèle. Ainsi tout comme il est possible de diffuser des profils restrictifs sur les iPhone/iPad il est possible de faire la même chose avec iTunes.

Enfin, si iTunes est parfois perçu comme une contrainte, il est tout de même bon de noter qu’il peut s’avérer extrêmement utile et performant en ce qui concerne la gestion des sauvegardes des données utilisateur : il suffit de brancher le terminal mobile à l’ordinateur associé, de synchroniser, et les données présentes sur le terminal sont immédiatement synchronisées sur l’ordinateur (et vice versa).

De plus pour revenir à un billet précédent concernant les solutions de MDM (pour Mobile Device Management), de nombreuses solutions permettent une séparation entre données privées et données de l’entreprise. Seules les données entreprises pourront alors être gérées par la solution MDM, et seules les données privées pourront être synchronisées sur l’ordinateur d’un particulier. Ces deux blocs seront totalement indépendants l’un de l’autre.

Scenarii de déploiement

Le déploiement d’iTunes en entreprise est envisageable de différentes façons. L’arrivée d’IOS 4 sur les terminaux iPhone de dernière génération a ouvert de nouvelles perspectives. iOS 4 introduit la distribution de données en mode over the air (OTA). Plus besoin de connexion filaire pour recevoir de nouvelles applications (in-house) ou envoyer des nouveaux profils iPhones utilisateur : tout se fait via un réseau sans fil, sans passer par iTunes, et tout cela sans intervention de l’utilisateur. On peux donc limiter l’utilisation d’iTunes au strict nécessaire ( à savoir l’activation du terminal ).

Rappelons ici que pour pouvoir profiter pleinement des applications dites « in house » sur tous les terminaux, sans limite de nombre, il est nécessaire d’acquérir une License « Developer Entreprise Program » au prix de 299$/an et réservée aux entreprises de plus de 500 employés. D’autre programmes, tel que le iOS Developer Program, pour lequel le coût d’acquisition est moins elevé (99$/an), limitent le déploiement d’applications in-house à 100 terminaux.

Déployer des applications in-house revêt plusieurs avantages ; tout d’abord de ne plus avoir besoin de passer systématiquement par Apple (et ses possibilités de rejet) pour valider une application, mais aussi d’avoir la capacité d’élaborer son propre store d’applications interne à l’entreprise, complètement indépendant de l’AppStore Apple.

Mais revenons au cœur de notre problématique de déploiement et d’utilisation d’iTunes en entreprise. Nous vous proposons ci-dessous un schéma décrivant dans les grandes lignes un scénario  s’appuyant sur le mode Over The Air :

On note que les utilisateurs reçoivent des données sans avoir à passer par iTunes. Autrement dit, une seule installation d’iTunes sur un ordinateur admin suffit pour une utilisation professionnelle des terminaux. Cette méthode comporte certaines limites. En effet, il sera alors impossible de synchroniser son appareil, et donc de faire une sauvegarde ou une synchronisation des contacts/calendrier, au travail.

Cette méthode comporte certaines limites. En effet, il sera alors impossible de synchroniser son appareil, et donc de faire une sauvegarde ou une synchronisation des contacts/calendrier, au travail.

Dans le cas de déploiement massif, une entreprise aura peut être intérêt à se doter d’une valise comprenant 30 ou 60 connecteurs iPhone pour gagner du temps lors de l’activation des terminaux.

Sur la droite du schéma, la solution de Mobile Device Management permettra de gérer la flotte d’iPhones (historique consoles, effacement à distance, contrôle des consommations et des applications installées…) indépendamment d’iTunes.

Bien sûr, on peut envisager un déploiement d’iTunes en entreprise de manière plus classique, en installant iTunes sur les postes de collaborateurs détenteurs d’un iPhone fourni par l’entreprise.

Cette méthode nous semble la plus judicieuse. Comme nous l’avons dit nous pouvons très facilement brider iTunes de sorte à ce qu’il devienne un outil bureautique comme un autre. Nous pourrons alors effectuer les précieuses synchronisations sur les machines du travail, en interdisant les utilisations de type ludique (pas d’itunes store ou de possibilité de regarder des vidéos par exemple.)

Conclusion :

Extrêmement conscient du potentiel de ses terminaux en entreprise, Apple a logiquement décidé de renforcer les capacités d’iTunes à s’intégrer harmonieusement au sein de l’Entreprise.

Il ne doit plus être perçu comme un frein rédhibitoire à des projets de déploiements à grande échelle car, comme nous l’avons entrevu, il y a différentes possibilités d’intégration. Tout est question d’analyse et de paramétrage.

Ces phases en amont ne doivent absolument pas être laissées au hasard et constituent un pré-requis à la réussite de projets de déploiement. C’est notre métier chez iSeeds Software d’accompagner les professionnels dans leurs analyses. N’hésitez donc pas à nous contacter si vous êtes en phase de réflexion active autour de ces problématiques.

Déployer l’iPhone en entreprise : le pourquoi et le comment

30 août 2010

Depuis quelques mois, Les Smartphones débarquent en force en entreprise et nombreux sont nos clients qui se posent des questions quant au déploiement de flottes d’iPhones, voire d’Ipads au sein de leur structure. Il faut bien reconnaître qu’aujourd’hui, il est assez difficile d’avoir un point de vue pragmatique sur la question, hors des débats techno-idéologiques qui entourent de sujet.

Nous avons donc pensé vous faire partager certaines de nos réflexions sur le sujet et avons déterminé des axes nous permettant d’affirmer que l’iPhone est bel et bien “enterprise-ready”.

Bref état des lieux :

Il est incontestable qu’à l’heure actuelle, BlackBerry domine fortement les débats. C’est somme toute assez logique puisque RIM a dès le départ ciblé ce secteur en proposant des téléphones très sécurisés (trop diront certains) couplés à une offre BlackBerry Enterprise Server bien pensée.

Il est d’ailleurs intéressant de constater que RIM ne s’intéresse au marché grand public que depuis finalement assez peu de temps.

A l’inverse, l’iPhone qui était en premier lieu orienté grand public commence à lorgner fortement du coté de l’entreprise.  Pour preuve, cette page du site Apple dédiée uniquement au monde professionnel. Nous vous recommandons vivement de consulter l’ensemble des PDF qui regorgent d’informations techniques sur la sécurité du téléphone et sur les scenarii de déploiement possibles. En voici trois qui ont particulièrement attiré notre attention :

- Aperçus des fonctions de sécurité

- Guide de déploiement en entreprise

- Les scénarios de déploiement en entreprise

Ajoutons à cela qu’au niveau France, une équipe Apple travaillant uniquement sur les problématiques entreprise a vu le jour il ya environ 1 an.
Depuis la sortie de l’iPhone 3GS, Apple a considérablement avancé dans de nombreux domaines : cryptage des données, intégration simplifiée au VPN de l’entreprise, support du SSL. L’iPhone prend également en charge les réseaux privés virtuels IPSec de Cisco et le protocole WPA2 Enterprise etc…

Des progrès restent évidemment à effectuer sur ces aspects mais l’on peut dire que l’iPhone est aujourd’hui un Smartphone sécurisable et donc adapté au monde professionnel. Tout est surtout question de stratégie de déploiement au sein de l’entreprise. Ce dernier point  nous semble d’ailleurs mériter un traitement à part entière et nous l’évoquerons donc dans un très prochain billet. Nous reviendrons également sur la notion de MDM (Mobile Device Management) et les outils qui lui sont associée.

Pour en revenir à l’iPhone, combien de personnes s’interrogeant sur ces problématiques de déploiement en milieu professionnel savent qu’Apple propose un logiciel de supervision des flottes, l’iPhone Utility Configuration ? Il permet de créer, chiffrer et d’installer des profils de configuration, mais aussi de contrôler et d’installer des  profils d’approvisionnement et des applications autorisées, mais ce logiciel permet aussi de capturer des renseignements sur les appareils, notamment les historiques consoles.

Une vue des restricitons dans l'iPhone Utility Configuration

L’iPhone prend également en charge le protocole Microsoft Exchange ActiveSync. Ce dernier permet d’accéder aux informations d’une organisation sur un serveur exécutant Microsoft Exchange. Il permet donc aux utilisateurs de mobiles d’accéder à leur messagerie, calendrier, contacts, taches et de pouvoir continuer à y avoir accès tout en restant hors connexion.

Vous trouverez plus d’informations concernant Microsoft Exchange ActiveSync à cette adresse : http://technet.microsoft.com/fr-fr/library/aa998357(EXCHG.140).aspx

Notons enfin qu’avec la sortie de l’iOS 4,  Apple a décidé de laisser des API (interfaces de programmation permettant une interaction entre programmes) accéder aux informations nécessaires à l’exploitation d’une flotte. Il s’agit là d’une première pour la firme a la pomme qui jusque là n’avait pas ouvert ses sources à des sociétés tierces. Nul doute que cela rendra la gestion et la sécurisation d’une flotte d’iPhone/iPad dans une entreprise encore plus  performante.

Nous vous invitons à visiter le lien suivant qui évoque en détails les principaux protagonistes impliqués sur le MDM (Mobile Device Management). Force est de constater qu’une fois de plus le MDM du iPhone n’est pas réellement traité, pour des raisons que nous évoquerons dans un prochain billet ayant trait à la stratégie des entreprises vis au vis du déploiement de flotte de Smartphones.

Nous pouvons noter que les solutions que proposeront ces éditeurs incorporeront des fonctions prises en charge jusque là par Enterprise ActiveSync, comme par exemple le verrouillage à distance. Il sera de même possible de limiter les connexions depuis la console de management si la sécurité est jugée insuffisante à distance.

Cette ouverture de la sécurisation via des API va inévitablement créer une saine émulation entre éditeurs. Nous pensons que cela devrait réellement profiter à tout le monde et entrainer une forte amélioration de la gestion et de la sécurisation des flottes d’iPhones.

Au delà des ces considération de protocoles, de sécurité et de services qui se mettent en place, la grande force de l’iPhone réside dans le développement et la mise à disposition d’applications.

Avec la sortie de l’iOS 4, une entreprise peut désormais faire développer ses applications métiers et les mettre à disposition sur son intranet. La distribution des applications peut à présent s’effectuer en mode « over the air » et ne nécessite pas de connexion à iTunes. Un collaborateur peut donc récupérer directement tel ou tel programme, où qu’il se trouve.  (Vous pouvez vous référer à ce billet déjà publié sur notre blogpour en savoir plus concernant les différents modes de distribution existant à ce jour)

Il semble donc qu’une entreprise qui souhaite développer ses propres programmes en interne aura tout intérêt à se pencher sur l’opportunité que représente l’iPhone qui, sur ce créneau, fait largement mieux que la concurrence.

CONCLUSION :

Même s’il ne fait pas encore parfaitement jeu égal avec les BlackBerry dans tous les domaines, L’iPhone est incontestablement prêt pour l’entreprise : la sécurité des terminaux et la souplesse dans les outils de gestion de flottes ne cessent de s’améliorer.

De plus, il nous semble constituer à l’heure actuelle la plate-forme idéale pour déployer facilement des applications métiers au sein d’une entreprise, loin devant ses concurrents.

D’un point de vue plus général et au delà de la simple question du «iPhone ou pas iPhone », il est certain que les entreprises doivent à présent prendre sérieusement en compte cette problématique de déploiement de flottes. Cela leur évitera par exemple de se retrouver avec des téléphones personnels synchronisés avec le SI dont la perte peut poser de gros problèmes (confidentialité des données…). L’idée n’est pas d’interdire les Smartphones perso ou de ne rien faire : cela constituerait une solution de facilité peu productive. Il s’agit plutôt de traiter le problème, d’encadrer, de définir une stratégie et d’y associer les bons outils de monitoring et de contrôle.

Sur ces projets de déploiement, nous sommes là pour accompagner les entreprises : nos consultants sont à leur disposition pour les accompagner dans leurs réflexions.

Géolocalisation : retour sur les prédictions de la conférence américaine Geo-Loco

28 juillet 2010

Une importante conférence intitulée Geo-Loco ayant, comme son nom l’indique, pour sujet la géolocalistion s’est tenue à San Francisco le 21 juillet dernier. De nombreux orateurs en provenance de Twitter, Google, Apple etc… se sont succédés pour évoquer le futur et l’impact de la géolocalisation sur les services internet d’ici à 2014.

Les conclusions de ces différentes interventions sont accessibles ici et .

Je vous propose une petite traduction des principales prédictions émises au cours de cette réunion:

1)   Les données géographiques seront rendues gratuites par des outils tels que OpenStreet Map et d’autres dispositifs nourris par les utilisateurs, entrainant la disparition des fournisseurs de données payantes

2)   La géolocalisation fera partie intégrante de n’importe quelle application mobile

3)   Plus de la moitié de la publicité mobile sera géolocalisée en 2014

4)   Tout contenu mis à disposition par un internaute sera potentiellement géotaggué

5)   La proximité va devenir un élément de filtrage primordial dans la recherche de contenu

6)   Le scan de codes barres (et QR codes) à partir de terminaux mobiles va révolutionner la façon dont les utilisateurs accèdent à l’information

7)   Les systèmes de géolocalisation seront intégrés aux réseaux sociaux

8)   La localisation va permettre et favoriser de meilleures relations (entre les personnes ?). L’équivalent d’un web local va émerger.

9)   Les utilisateurs ne souhaiteront pas payer pour utiliser des systèmes de géolocalisation

Il convient de commenter rapidement certaines de ces prédictions qui oscillent quelque peu entre optimisme échevelé (gratuité des données géo, révolution dans les modes de consommation des contenus et amélioration des relations humaines) et consensus  (intégration de la géo aux réseaux sociaux : c’est déjà un peu le cas).

En ce qui concerne la mise à disposition de données gratuites, je reste un peu dubitatif. Tout comme c’est le cas à présent, la valeur (marchande) d’une information se calculera en fonction de sa qualification. Il est difficile de voir en quoi la géolocalisation changerait la donne.

La prédiction portant sur la révolution de la consommation de contenus via des codes barres me paraît à nuancer. Les utilisateurs ne vont pas utiliser des codes barres pour le plaisir d’utiliser des codes barres mais pour accéder à des contenus qui revêtent une véritable valeur ajoutée. C’est donc la richesse multimédia et la capacité à concevoir des dispositifs innovants autour du scan de codes qui enclenchera ou non cette révolution, et pas une technologie.

Ensuite, la géolocalisation comme vecteur d’amélioration et de renforcement des relations, il me semble que la question est personnelle et difficilement mesurable. Demandons-nous déjà si FaceBook ou autre MySpace et Twitter ont « renforcé » nos relations. La réponse varie d’un individu à l’autre et la géolocalisation ne devrait pas changer cet état de fait.

Je traduis pour finir une phrase prononcée lors de cette conférence par Robert Scoble (société RackSpace )  :

« La mobilité et la  géolocalisation constituent le troisième chapitre de la révolution internet après la Recherche (Search) et les réseaux sociaux (Social) ».

Effectivement, on passe d’un système ou l’humain cherche pour trouver depuis un ordinateur à un système où le terminal mobile trouve pour l’humain en fonction de ce qu’il pourrait rechercher. C’est effectivement révolutionnaire et cela préfigure assez clairement d’un passage des interfaces Homme – Machine vers des interfaces Machine – Homme. Ce phénomène va évidemment changer énormément de choses et constituer à n’en pas douter un chapitre à part entière de l’histoire d’internet.

De l’influence des nouvelles pratiques dans notre travail

13 juillet 2010

Une récente mission d’information sénatoriale sur le mal-être au travail a rendu le 7 juillet dernier un diagnostic qualifié de préoccupant, accompagné d’une série de propositions pour améliorer le management, la médecine du travail et le Code du travail.

« A l’évidence, le mal-être au travail progresse dans notre pays. Il touche tous les secteurs d’activités, les employés comme les cadres, sans oublier les chefs d’entreprises », a déclaré le sénateur UMP Gérard Dériot, rapporteur de la mission d’information, lors d’une conférence de presse.

La mission d’information constituée en octobre 2009, composée de 19 membres issus de tous les groupes parlementaires, a mené au total 36 auditions (syndicats, patronat, DRH, psychologues, sociologues, etc) sous la présidence du sénateur PS Jean-Pierre Godefroy. Rapport complet sur http://blogs.senat.fr/mal-etre-au-travail/

En voici un extrait en lien avec notre activité :

LE MAL-ÊTRE AU TRAVAIL : PASSER DU DIAGNOSTIC À L’ACTION

« Des causes à rechercher dans les mutations du monde du travail

La recherche de la performance, qui n’est pas nouvelle, ne saurait cependant expliquer à elle seule le malaise actuel. Un autre élément d’explication est à trouver dans l’isolement croissant des salariés : autrefois, le mal-être au travail était pris en charge par des collectifs qui assuraient solidarité et entraide ; or, l’individualisation des rapports de travail, la chasse aux « temps morts »,la sous-traitance en cascade, le développement des nouveaux outils de communication qui, à la fois, connectent et isolent, les fréquentes réorganisations ont affaibli les collectifs de travail et laissent, trop souvent, les salariés seuls face à leur souffrance. Vécue sur le mode de l’échec individuel, cette souffrance tend à être analysée en termes psychologiques, même lorsqu’elle trouve son origine dans des problèmes concrets d’organisation ou de management. »

Nous pensons qu’il manque quand même un volet important à cette analyse : celui des nouvelles pratiques qui accompagnent ces mutations profondes du monde du travail dans les années à venir.

Quatre points me paraissent importants à prendre en compte désormais :

1 – l’hypermobilité et ses conséquences sociologiques,
2 – La Convergence acceptée des usages mixtes « personnels / professionnels»
3 – La prise de pouvoir des Utilisateurs qui imaginent chaque jour de nouveaux Usages,
4 – La naissance de nouveaux outils au service des utilisateurs.

En effet, et au delà des polémiques trop souvent stériles entretenues par les anti ou les pro Apple, pour la première fois depuis la naissance de l’informatique et des réseaux de télécommunication, des équipements et un système simple de distribution des applications placent désormais l‘Utilisateur au centre d’un écosystème complet et simple de communication.

L’Utilisateur/Collaborateur devient ainsi le point de convergence naturel des différents processus d’informations auxquels il est confronté. Il ne sera plus simplement un spectateur soumis mais va devenir un acteur majeur de son Système d’Information globalisé.

Il faut le considérer dès maintenant, en toute circonstance et en permanence connecté, comme un fournisseur et un consommateur temps réel d’informations en situation d’hypermobilité. L’hypermobile ne subit pas la mobilité, il l’optimise !

(Je renvoie le lecteur à une enquête très intéressante réalisée par CLMBBDO et cinq experts M. Georges Amar – Directeur de la prospective à la RATP, M. Albert Asséraf – Directeur général stratégie études et marketing de JCDecaux, Mme Perla Servan-Schreiber – Groupe Psychologies, M. Minh Tran – Co-Founder, Nokia Advertising Service et M. Jean Viard –Docteur en sociologie, Directeur de recherches CNRS au CEVIPOF sur ce sujet majeur)
http://www.offremedia.com/DocTelech/Newsletter/mobilife.pdf

Qu’on le veuille ou non, nous sommes à l’aube d’une mutation profonde due en partie à la crise qui frappe les organisations et les processus d’entreprises. Des réflexions sur « l’agilité » , les outils et l’évolution des métiers se multiplient dans tous les domaines d’activité.

Grâce à l’extrême simplicité d’utilisation et à l’ergonomie de ces nouveaux outils, tout Utilisateur va souhaiter plus facilement, contrôler et maîtriser les différents moyens ainsi que les solutions qui sont mis à sa disposition.

Mais ce qui est vraiment nouveau à mon sens, c’est que l’utilisateur va imposer aux directions des Systèmes d’Informations un nouveau modèle orienté Usages, basé sur la convivialité des interfaces et la simplicité d’utilisation au quotidien et ce, quelque soient le contexte et le lieu.

Les conséquences de ce changement profond nous obligent à rechercher désormais des solutions qui permettent à la fois de concilier vie privée et vie professionnelle vers un seul objectif : rendre le temps utile ! (*)

Nous sommes convaincus que les dirigeants d’entreprises, les utilisateurs, les DSI sans oublier bien sur les politiques, doivent dès à présent intégrer cette nouvelle donne dans leurs réflexions futures au service d’un avenir meilleur.

(*) «Le temps a appartenu à Dieu, ensuite au travail. Aujourd’hui il m’appartient. Si je décide de le perdre c’est ma décision. Mais vous ne pouvez pas me faire perdre mon temps !» JEAN VIARD Directeur de recherches CNRS

Applications natives Vs Web Apps : une question loin d’être réglée

6 juillet 2010

Le débat prend chaque jour un peu plus d’ampleur chez les développeurs entre les partisans des applications natives et les aficionados des Web Apps : ces sites internet qui s’adaptent à tel ou tel terminal mobile et auxquels on accède via un navigateur.

La question du développement de véritables Web Apps se posait encore assez peu il y a quelques années : les Smartphones n’étaient pas encore légions, HTML5 en était encore à ces balbutiements et il était difficile d’offrir une expérience utilisateur probante via un navigateur mobile première génération. Souvenez-vous des premières versions du monde.fr par exemple dans lesquelles il était fort peu aisée de naviguer. La lecture des articles s’apparentait, elle, à un doux calvaire. On parlait alors de sites optimisés, ou l’art de concentrer l’affichage d’un site prévu pour un 17 pouces sur un écran de 4 cm.

Toujours ces dernières années, l’AppStore a offert une nouvelle façon d’accéder et de consommer des contenus multimédia : une icône sur un bureau, on clique et c’est parti. Ca à l’air tout bête dit comme cela mais ça change tout. Si je prends mon cas, j’observe que je fais une utilisation extrêmement réduite de Safari mobile qui est pourtant bien pensé, à la différence d’autres navigateurs sur Smartphones. Accéder à un site, même optimisé pour mon iPhone ne me vient pas immédiatement à l’esprit alors qu’il est si simple de télécharger une application sur l’Appstore, d’y accéder en un clic et de jouir d’une expérience utilisateur pensée en fonction de cet appareil. Je ne souhaite pas faire de mon cas une généralité mais je pense que peu de personnes utilisent intensivement Safari sur leur iPhone. Il y a bien sur une manipulation qui permet de faire glisser sur son bureau une icône correspondant à un site mobile, mais qui s’en sert ?

Donc voilà globalement comment se déroulaient les choses jusqu’à présent : on se servait d’un navigateur depuis son PC ou son Mac et d’applications natives depuis son téléphone.

Seulement, la donne change, les acteurs et les terminaux se multiplient. RIM a fait une belle percée sur le secteur du grand public, Android progresse fortement et Apple se maintient très bien. De petits « anciens-nouveaux » arrivent sur le marché comme Samsung avec Bada, sans même parler de Nokia et Microsoft. Ajoutons à cela l’arrivée de produits hybrides comme l’iPad, à mi-chemin entre téléphone et ordinateur, capables de faire tourner des applications natives mais qui offrent également une expérience du web « traditionnel » tout à fait convaincante.

Le langage HTML 5, quant à lui, s’enrichit de jours en jours laissant entrevoir de belles perspectives même si, à l’heure actuelle, il est toujours en gestation et qu’il n’est pas « officialisé » (le sera t’il un jour d’ailleurs ?)

Confrontés à ce panorama épars, les producteurs de contenus sont naturellement tentés de se tourner vers le développement de Web Apps: un code unifié, modifiable à foison, accepté par toutes les plate-formes.  Notons également que des frameworks open source source orientés mobile commencent à montrer le bout de leur nez, comme iWebKit ou JQTouch. Sur le papier, les Web Apps présent donc des avantages :  c’est moins cher, plus rapide et plus facile à coder.

Dit comme cela, tout paraît simple et évident mais il nous semble néanmoins que les Web Apps sont, pour l’instant, à réserver à des projets simples (affichage de news, mini-sites événementiels…) et qu’il faudra encore s’orienter vers des applications pour proposer des services ciblés offrant à l’utilisateur une expérience riche. La technologie HTML 5, même si elle permet de plus en plus de développements, n’est ni finalisée, ni standardisée et ne s’approche pas encore des fonctionnalités offertes par un SDK.

Ajoutons à cela qu’il n’est pas évident de coder et de concevoir  une Web App qui offre la même expérience utilisateur sur une multitude de terminaux. C’est pourquoi nous nous efforçons de conseiller à nos clients souhaitant mettre en place des services ambitieux mobiles de se concentrer d’abord sur des applications iPhone parfaitement réalisées plutôt que sur des Web App cross-systèmes qui décevront peut-être, quitte à adapter par la suite la solution à d’autres systèmes. Mieux vaut une application iPhone téléchargée 5000 fois et qui serve plutôt qu’une Web App consultée 100 000 fois mais rapidement boudée. Encore une fois, il faut se concentrer sur les usages et mener des études en amont plutôt que de céder à une facilité de surface qui aboutira possiblement à un échec.

Le débat n’est bien sur pas figé : les technologies, les marchés évoluent vite. Le développeur de contenus doit faire preuve de pragmatisme et s’adapter en permanence, en fonction de la maturité des outils existants et des projets à mener.

Vers un futur hypermobile

2 juillet 2010

Je déjeunais il y a quelques jours avec un groupe d’amis qui travaillent dans des secteurs  « traditionnels » : médecine, juridique et ressources humaines. Nous en sommes venus à évoquer les activités d’iSeeds Software et à échanger autour des problématiques liées à la mobilité. Le débat s’est assez vite orienté vers une opposition classique entre ceux qui perçoivent les outils mobiles comme des intrusions dans leur vie, une sorte d’esclavage technologique et ceux qui au contraire trouvent que « ça rend bien service ».

On peut tirer plusieurs enseignements de ce type de discussion :

-       La plupart des secteurs d’activités sont impactés par la mise à disposition de terminaux mobiles, on entend par là principalement les Smartphones mais aussi les ordinateurs portables et l’émergence des tablettes tactiles avec l’iPad.

-       Les collaborateurs d’une entreprise sont de plus en plus sollicités : connexion permanente à leur compte mail, possibilité de retravailler des documents en situation nomade, appels en dehors des heures de travail etc…

-       Les collaborateurs utilisent les mêmes outils, que ce soit pour consulter des données personnelles ou professionnelles, ce qui est synonyme de mélange des genres un peu déstabilisant pour certains.

On peut légitimement comprendre les angoisses que cela peut susciter : impression de ne jamais décrocher, de devoir se rendre disponible 24 heures sur 24, d’être surveillé à distance en permanence, sans parler du fait que certaines personnes qui ne sont pas nées avec un ordinateur à la main ont parfois du mal maitriser des programmes pas toujours simples d’utilisation.

J’expliquais à mes amis que chez iSeeds, nous nous sommes appropriés le terme d’hypermobilité pour désigner l’ensemble des usages et des services qui permettent à un collaborateur d’optimiser l’utilisation de son iPhone ou de son iPad en situation nomade et donc, de ne pas subir les événements.

En ce sens, nous développons des applications qui répondent aux besoins d’un utilisateur / collaborateur au quotidien à un instant T et qui lui rendent LE service attendu. Nous travaillons par exemple en ce moment sur un système de calendrier partagé entre plusieurs iPhones qui permet de vérifier en temps réel les créneaux disponibles et de prendre rapidement une décision. Nous pensons que l’iPhone est un formidable outil d’acquisition de données et nous développons également en ce moment d’autres applications qui, en quelques clics permettent, de collecter des informations complexes et des les intégrer automatiquement au SI.

Le web mobile est une réalité et il constitue à n’en pas douter le futur de l’internet. Jacques Attali  écrit la chose suivante dans son ouvrage « Sept leçons de vie – Survivre aux crises » paru en 2009 : « du fait de l’envahissement des technologies nomades, il sera de plus en plus difficile de distinguer entre temps de travail, de consommation, de formation et de loisir ».  L’emploi du terme « envahissement » n’est pas anodin et nous  sommes convaincus que si nous ne voulons pas d’un futur où l’utilisateur / collaborateur subit la mobilité, il faut développer des services intelligents, simples, rapides à utiliser qui répondent à des besoins aussi bien personnels  que professionnels.

C’est en cela que nous nous positionnons comme « Créateur de temps utile » et que nous accompagnons au quotidien des entreprises qui souhaitent  tirer profit de cette nouvelle approche du travail et de l’organisation.

iPad : et si l’on parlait un peu des usages ?

11 juin 2010

Il est intéressant de voir comment chaque sortie de produits Apple sur le marché s’accompagne de débats haletants et passionnés.

L’iPad n’a pas dérogé à la règle, bien au contraire : l’aspect novateur du produit à provoqué foule de réactions, allant du « cette tablette ne sert à rien » au « c’est une révolution technologique qui va bouleverser nos vies».

Intéressons nous à deux exemples emblématiques qui illustrent bien cette passion et voyons en quoi ces débats, même s’ils sont divertissants, n’effleurent pas ce qui nous semble constituer le cœur du sujet lié l’iPad : les usages.

Pour commencer, prenons le projet d’équiper les députés européens de la tablette Apple : cette idée semble pour l’instant abandonnée mais il est intéressant d’analyser le tôlé médiatique qu’elle a provoqué : de nombreux observateurs se sont insurgés contre le coût financier induit par ce déploiement et contre le fait que l’on équipe nos élus avec du matériel américain.

De l’autre coté, l’Europe était prête à fournir des tablettes à l’ensemble du parlement européen sans donner plus d’explications sur ce qu’ils allaient bien pouvoir en faire.

Pas une seule fois la question du gain de productivité, de l’accompagnement utilisateur, du développement d’applications spécifiques n’a été posée. Or il nous semble que la vraie question est là : déployer un nouvel outil (américain ou non) pour déployer un nouvel outil ne constitue pas une fin en soit. Ce qu’il faudrait se demander, c’est comment faire pour que l’outil permette d’atteindre des objectifs fixés par une entité. La simple mise à disposition d’une tablette, aussi perfectionnée soit elle, ne résout rien. Il nous semble que l’erreur basique consistant à confondre outil et finalité de l’outil a été commise dans ce cas de figure, ce qui a certainement contribué à biaiser le débat et à enterrer le projet à la va vite.

Poursuivons avec un sujet sur lequel il semble difficile de faire l’impasse : la presse en ligne. Ce secteur a bien souffert de l’internet « immobile » et perçoit l’iPad comme  une planche de salut susceptible de faire repartir la machine à cash.  Certains voient même dans l’internet de bureau un mauvais souvenir, bientôt effacé par la mise à disposition de magazines et journaux sur la tablette pour lesquels les visiteurs paieront sans rechigner. Là encore, l’iPad est perçu à tort comme une solution à des problèmes structurels : monétisation, lignes éditoriales peu claires, désintérêt du public pour la presse…Nul doute que certains médias vont se poser les bonnes questions en terme d’usages adaptés à la tablette, de contenus originaux et de modèles économiques novateurs. Pour les autres, ceux qui pensent qu’un simple encapsulage de leurs journaux dans une application en mode payant va suffire à les sortir du marasme sont de doux rêveurs, qui vont droit dans le mur et… il y en a déjà.

Conclusion :

Ne vous méprenez pas, nous sommes persuadés que l’iPad est un outil génial qui marque un vrai changement de paradigme dans l’histoire de l’informatique, et qui va durablement modifier notre rapport aux nouvelles technologies. Nous trouvons simplement désolant que les débats tournent toujours autour du « c’est nul », « c’est génial » alors qu’il y a temps de choses à imaginer autour de cette machine en terme d’usages et de services innovants : c’est ce que fait iSeeds Software au quotidien pour ses clients.

Nous reviendrons en détails sur d’autres secteurs d’activité dans les prochains jours.

Point de vue : quand l’histoire du web se répète

7 mai 2010

Je ne sais pas si vous vous souvenez de cela, mais à la fin des années 90, développer un site internet et le faire s’afficher correctement sur Netscape et Internet Explorer constituait un véritable casse-tête : pour des raisons qui échappaient quelque peu au développeur, ces 2 navigateurs star de l’époque n’interprétaient pas le code de la même façon, mais alors pas du tout. Des heures de tâtonnement, de reprise de code pour arriver à un rendu parfois bancal.

Résultat, l’utilisateur était très souvent invité sur la page d’accueil d’un site à télécharger IE xx pour pouvoir visualiser correctement les contenus, puis Netscape est petit à petit passé à la trappe, remplacé par d’autres, des années plus tard.

C’était fastidieux pour le développeur et l’internaute, mais l’indulgence de mise : internet était dans une phase « expérimentale », les noms d’oiseaux échangés entre Microsoft et Mozilla divertissaient le public.

2010 : après quelques années d’une certaine stabilité marquée, entre autres, par l’émergence de navigateurs « propres » (Firefox, Chrome, Opera, Safari…) et les travaux de standardisation du W3C, on en revient un peu au point de départ avec une nouvelle opposition entre Apple et Adobe.

Si dans les années 90, les sites s’affichaient différemment d’un navigateur à l’autre, la situation est d’une certaine manière pire en 2010 puisque certains éléments ne s’affichent plus du tout sur certains terminaux. On parle évidemment du Flash sur iPhone et iPad.

Il n’est pas ici question de rentrer dans une querelle d’experts qui tenterait assez vainement d’établir qui à tort ou raison : HTML 5 constitue effectivement un support extrêmement prometteur en terme de développement. Le problème étant qu’il n’est pas finalisé et qu’il ne le sera certainement pas dans les mois (ou années) à venir.

Quant au Flash, force est de constater qu’il fait partie intégrante du paysage web et qu’il constitue l’outil privilégié de développement de bien des secteurs. Ne citons ici que celui du rich-media ou du e-learning.

La conclusion, c’est que la petite histoire du web, comme l’Histoire avec un grand H tend à se répéter, sans toujours tirer les enseignements du passé : les éditeurs cherchent à avoir raison, sans prendre en compte le point de vue de l’utilisateur.  Il serait peut-être temps de passer d’une logique de loi du plus fort à une politique de collaboration, de compromis et de discussion. Tout le monde devrait y gagner.

Pascal Moutet
Consultant multimédia & mobilité