Nous vous proposons dans ce billet quelques réflexions sur les avantages et inconvénients du MDM face au MAM. Bonne lecture.
Comment faire face au phénomène BYOD ?
Les DSI sont à la croisée des chemins. D’un côté, ils connaissent le modèle classique, celui du Mobile Device Management (MDM). De l’autre, ils sont confrontés à l’émergence progressive du Mobile Application Management (MAM), notamment à cause du développement de la tendance à amener son équipement numérique au travail (Bring Your Own Device ou BYOD) et à télécharger des applications sur les différents stores existants.
Cette seconde tendance semble inéluctable : c’est le sens de l’histoire. Les utilisateurs ont pris le pouvoir : ils ont inventé leurs modes de production et de consommation de l’information. Et ils maîtrisent leurs outils numériques qui, rappelons-le, ont souvent la puissance d’un ordinateur d’il y a seulement 4 ans. Pour les DSI, le défi technique et organisationnel est de tirer le meilleur parti de toutes ces évolutions et des changements de comportement !
Quels sont les avantages du Mobile Application Management et du BYOD ?
Le BYOD est une ressource mise à la disposition de l’entreprise. En laissant ainsi le choix à l’employé, on augmente son autonomie, son efficacité au travail et in fine sa motivation à communiquer avec des outils numériques. Ce modèle, de plus en plus plébiscité par les collaborateurs, a tendance à perturber les DSI. Or, l’expérience montre qu’il est créateur de valeur à condition d’être bien piloté. De plus il permet de réduire les coûts de mise à disposition des terminaux ainsi que les coûts de support pour l’entreprise.
Le modèle MAM (User Centrics) s’appuie résolument sur ce constat : il considère l’utilisateur comme actif, en recherche constante des informations et des solutions qui lui permettent d’améliorer sa productivité. Cette approche est évidemment centrée sur l’utilisateur et s’oppose au modèle antérieur du MDM (Enterprise Centrics), dans lequel la DSI décide de tout, imposant équipements et logiciels. Bien au contraire, le modèle MAM se place au service des utilisateurs et installe la DSI dans une relation client-fournisseur.
Suivant ces modèles, la DSI devrait donc se remettre en cause. Par où commencer ?
La bonne attitude consiste à sortir du cadre habituel, presque «culturel» des DSI, pour adopter une approche d’écoute. L’entreprise ayant fait ses grands investissements en ERP et CRM, par exemple, comment en tirer parti, surtout en mobilité ? Comment créer de la valeur au niveau de l’interfaçage avec les grands outils de l’entreprise ? Quid des problèmes de sécurité ? Comment redéfinir les chartes informatiques en fonction de ce nouveau mode de consommation des données de l’entreprise ?
Pour capter les vrais besoins et les attentes des utilisateurs – considérés comme des clients -, il est recommandé de constituer des groupes. On adopte ainsi la position d’un éditeur de logiciel qui met en place une dynamique d’innovation participative à la recherche de nouveaux usages.
Il faut ensuite concentrer son analyse sur l’interface utilisateur, en s’appuyant éventuellement sur les méthodes du Business Process Management ou BPM, et en gardant à l’esprit que l’utilisateur n’exploite généralement qu’à 5% les outils dont il dispose. A un instant donné, surtout en mobilité, il veut obtenir vite l’information qui lui est nécessaire, et pas plus ! Un bon interfaçage permet de répondre à ce besoin, en mettant l’info à disposition, généralement grâce à une appli métier bien conçue et donc simple.
Comment conduire l’étude des besoins et les développements nécessaires ?
Il convient d’être réaliste et de constater que, dans beaucoup d’entreprises, les utilisateurs ont court-circuité le SI de l’entreprise et se sont fabriqués leurs outils. Combien de vos utilisateurs se sont fait des classeurs Excel dans lesquels ils placent les infos qui leur sont effectivement utiles ? Combien ont-ils déjà téléchargé des applications sur leurs propres smartphones sur lesquelles transitent les informations de l’entreprise (par exemple sur dropbox) ? L’entreprise a t-elle vraiment créé une base de données ou d’expertise que chacun exploite et contribue à remplir chaque jour de manière naturelle? Les données clés de l’entreprise sont elles réellement à jour ? N’a t-on pas créé une forme de big data non maitrisé à l’intérieur de l’entreprise ?
Pour développer des applis métier rentables, il vaut mieux investir sur les groupes, aller vers les métiers, comprendre leurs objectifs à un instant T. Il semble aussi préférable d’externaliser les développements. Ceci apporte de l’agilité au projet de construction progressive du bouquet d’applications ou de l’app store de l’entreprise. On se donne des objectifs limités qui répondent à une attente identifiée des utilisateurs (une-appli-qui-fait-juste-ça).
L’expérience montre en effet qu’il vaut mieux faire simple, quitte à apporter des compléments quelques mois plus tard. Avec cette approche, on se donne aussi les moyens de mesurer avec précision le ROI.
Quelles sont les options pour déployer un app store dans l’entreprise ?
L’approche des éditeurs de solutions MDM semble aujourd’hui très limitative. Elle a tendance à être liée au terminal, se montre assez complexe et pas suffisamment adaptable. On reste dans une logique de contrôle de l’utilisateur et de son terminal. Selon nous ce n’est plus le sens de l’histoire !
En ce qui nous concerne nous avons été attiré par une autre approche, née au Etats Unis avec une pure logique MAM, et développée par APPERIAN : leur solution EASE, que nous avons choisi de distribuer, est vraiment centrée sur l’utilisateur et sur sa productivité. Elle est simple à mettre en oeuvre (cloud), s’appuie sur les LDAP et l’architecture de l’entreprise, et permet le téléchargement des applications par les collaborateurs sur les OS principaux( iOS, Androïd ou Windows).
Nous avons déjà des premiers clients qui nous sollicitent sur cette nouvelle approche et nous pensons que ce n’est que le début des stores d’entreprise.
Seeds Software est spécialisé en efficacité des populations mobiles d’entreprise.
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