Il est intéressant de voir comment chaque sortie de produits Apple sur le marché s’accompagne de débats haletants et passionnés.
L’iPad n’a pas dérogé à la règle, bien au contraire : l’aspect novateur du produit à provoqué foule de réactions, allant du « cette tablette ne sert à rien » au « c’est une révolution technologique qui va bouleverser nos vies».
Intéressons nous à deux exemples emblématiques qui illustrent bien cette passion et voyons en quoi ces débats, même s’ils sont divertissants, n’effleurent pas ce qui nous semble constituer le cœur du sujet lié l’iPad : les usages.
Pour commencer, prenons le projet d’équiper les députés européens de la tablette Apple : cette idée semble pour l’instant abandonnée mais il est intéressant d’analyser le tôlé médiatique qu’elle a provoqué : de nombreux observateurs se sont insurgés contre le coût financier induit par ce déploiement et contre le fait que l’on équipe nos élus avec du matériel américain.
De l’autre coté, l’Europe était prête à fournir des tablettes à l’ensemble du parlement européen sans donner plus d’explications sur ce qu’ils allaient bien pouvoir en faire.
Pas une seule fois la question du gain de productivité, de l’accompagnement utilisateur, du développement d’applications spécifiques n’a été posée. Or il nous semble que la vraie question est là : déployer un nouvel outil (américain ou non) pour déployer un nouvel outil ne constitue pas une fin en soit. Ce qu’il faudrait se demander, c’est comment faire pour que l’outil permette d’atteindre des objectifs fixés par une entité. La simple mise à disposition d’une tablette, aussi perfectionnée soit elle, ne résout rien. Il nous semble que l’erreur basique consistant à confondre outil et finalité de l’outil a été commise dans ce cas de figure, ce qui a certainement contribué à biaiser le débat et à enterrer le projet à la va vite.
Poursuivons avec un sujet sur lequel il semble difficile de faire l’impasse : la presse en ligne. Ce secteur a bien souffert de l’internet « immobile » et perçoit l’iPad comme une planche de salut susceptible de faire repartir la machine à cash. Certains voient même dans l’internet de bureau un mauvais souvenir, bientôt effacé par la mise à disposition de magazines et journaux sur la tablette pour lesquels les visiteurs paieront sans rechigner. Là encore, l’iPad est perçu à tort comme une solution à des problèmes structurels : monétisation, lignes éditoriales peu claires, désintérêt du public pour la presse…Nul doute que certains médias vont se poser les bonnes questions en terme d’usages adaptés à la tablette, de contenus originaux et de modèles économiques novateurs. Pour les autres, ceux qui pensent qu’un simple encapsulage de leurs journaux dans une application en mode payant va suffire à les sortir du marasme sont de doux rêveurs, qui vont droit dans le mur et… il y en a déjà.
Conclusion :
Ne vous méprenez pas, nous sommes persuadés que l’iPad est un outil génial qui marque un vrai changement de paradigme dans l’histoire de l’informatique, et qui va durablement modifier notre rapport aux nouvelles technologies. Nous trouvons simplement désolant que les débats tournent toujours autour du « c’est nul », « c’est génial » alors qu’il y a temps de choses à imaginer autour de cette machine en terme d’usages et de services innovants : c’est ce que fait iSeeds Software au quotidien pour ses clients.
Nous reviendrons en détails sur d’autres secteurs d’activité dans les prochains jours.